Menu
A+ A A-

Quoi de neuf dans les clubs de lecture?

le mans

Echanges autour du thriller "Le Fils" de Jo Nesbo au club de lecture du Mans

Au Mans, les avis sur le Fils de Jo Nesbo, ont été tranchés. Ceux qui sont allés au bout de ce polar de plus de 500 pages ont été transportés par l'intrigue, malgré sa noirceur. Ils ont tourné les pages avec frénésie pour accéder au dénouement et se sont attachés au personnage principal portant peu recommandable et très violent. Sa quête de vérité et ses blessures d'enfance ont fait de lui un personnage que l'on a envie de voir réussir.

A l'opposé, la moitié des participants a été réfractaire voire, d'un prime abord, dans le rejet total. Beaucoup trop noir, violent, trop de personnages, livre trop gros...autant d'arguments qui les ont fait arrêter la lecture vers la cinquantième page.

Et surprise! Nous avons ensuite assister à un retournement de situation innatendu, puisque les plus enchantés ont réussi, par leur enthousiasme, a donné envie aux autres de reprendre le livre et d'aller au bout! Ils sont donc tous restés avec leur exemplaire. 

Ce débat a donné tout son sens au club de lecture de la résidence : des discussions animées qui enrichissent les uns et les autres d'avis divers, peuvent faire varier les points de vue et attiser les curiosités.

montlucon

Rencontre du club de lecture de Montluçon sur "Les délices de Tokyo" de Durian SUKEGAWA

Les résidents du club ont exprimé leur plaisir de découvrir plusieurs niveaux de lectures, d'interprétations de cette touchante histoire, relevant du conte moderne.

Bien sur, si le lecteur ne s'élève pas au-delà de la recette culinaire, n'en demeurant pas moins intéressante, c'est hélas, passer à côté de ce que l'auteur nous livre : "une recette de la vie, ou pour la vie"

Le peu de personnages, les absences quasiment totales d'actions, de décors, de rebondissements, d'intrigues...peuvent accentuer un effet d'ennui. Or, c'est justement l'efficacité réussie de cette évolution et espoir, qui nous porte et nous retient à l'essentiel de cette oeuvre, plus philosophique que sa lecture "simple" n'y parait. Les personnages ont une physiologie bien travaillée, et dessinent une représentation sociologique de nos sociétés individualistes et des relations entre les personnes.

Les personnages sont vrais, tout comme l'histoire. La fin pour certains est décevante, pour d'autres, elle répond justement à l'enseignement que "tout peut librement recommencer", et ce n'importe quand. Tout en nuance et en subtilité, il est question d'amour, d'amitié, de transmission, de différences, d'acceptation et de tolérance, d'exclusion, d'expérience, d'origine et de secret, d'handicap et d'humanité, d'éducation, de sagesse, et enfin, d'écoute avec la nature et "tout" ce qui nous entourent "de se réaliser".

 

Retour en haut